Jeux de scène

Synopsis

« Gertrude, auteur-metteur en scène tyrannique et cérébrale, retrouve Hortense, comédienne opportuniste et instinctive, actrice naguère adulée, pour la première répétition d’une nouvelle pièce. Gertrude use de son ascendant moral et intellectuel sur sa comédienne pour la soumettre aux exigences démesurées de son texte. Hortense joue avec les sentiments de son metteur en scène en lui racontant ses aventures amoureuses. De remarques faussement anodines en critiques délibérément acerbes, les deux femmes s’embarquent dans un bras de fer impitoyable.
Qui dominera l’autre dans ce rapport de force sadique et drolatique où se mêlent amour et haine, attirance et répulsion ? »

 

Victor Haïm parle de « Jeux de scène »

« J’ai écrit un certain nombre de pièces avec deux personnages. Ce n’est pas par souci d’économies. C’est parce que c’est une gageure formidable. J’aime les duels, et les acteurs qui ont joué mes pièces ont apprécié mes pugilats.
Le duel de Jeux de scène ne ressemble pas à mes autres confrontations violentes. C’est en fait une comédie inspirée de tout ce que j’ai entendu de désopilant dans les colloques sur le théâtre, dans les débats; de tout ce que j’ai lu dans les déclarations d’intention de programmes sur papier glacé, de tout ce que j’ai observé enfin, pendant les répétitions en quarante années d’exercice.
J’espère que ma pièce sera – aussi – divertissante. Le théâtre de divertissement ne me répugne que lorsqu’il méprise le public. Le théâtre des exégètes à l’égo surdimensionné m’attriste. Quel théâtre faut-il faire ? Je ne puis répondre à cette question. Ce que je sais, en revanche, c’est que mon obsession à dénoncer les truqueurs reste intacte, mais que je ne puis le faire qu’avec la distance d’une dérision et d’une goguenardise qui me sont naturelles. Et qu’on ne vienne pas me parler de misogynie, sous prétexte que la pièce est ciblée sur deux femmes. C’est ma manière à moi d’affirmer que dans le domaine de la cuistrerie ou de la légèreté… elles peuvent faire aussi bien que les hommes ! Ca s’appelle l’égalité ? La parité ?
Peut-être tout simplement la liberté. »

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L’Auteur

Né en 1935 dans la banlieue parisienne, il vécut à Nantes avec ses parents jusqu’en 1941. Il dut quitter cette ville pour se refugier en Auvergne, compte tenu des mesures vichystes contre les Juifs. Ils rentrèrent à Nantes en 1945 … Toute la famille de sa mère avait été déportée. Personne ne revint.
Études primaires et secondaires au Lycée Jules Verne et au Lycée Clemenceau. Entré au Conservatoire d’Art dramatique, il en sort deux ans plus tard sans prix mais avec une mention « pour sa diction » !!!
Il arrive à Paris en 1954 et entre à l’École supérieure de journalisme. Il exerce une dizaine de petits métiers pour survivre… Il fait 28 mois d’armée dont 14 en Algérie. Il rentre en 1960 en France et travaille dans différents journaux sans envergure. C’est en 1963 qu’il rencontre Pierre Valde, professeur au cours Dullin, qui monte sa première pièce La peau du carnassier avec, notamment Gérard Desarthe et Michèle Marquais. Suivront des pièces régulièrement jouées en France et à l’étranger. Il a reçu une dizaine de prix, il a joué, à partir de 1976, dans ses propres pièces. Il a reçu le Molière en 2003 du meilleur auteur vivant.
Ses pièces ont été traduites en une vingtaine de langues et jouées dans vingt cinq pays.

Victor Haïm

Déjà joué à…

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